« Sois satisfait du plus petit progrès, et ce résultat ne le considère pas comme petite chose. »
Jamais je n’aurais pensé donner autant de sens à cette citation de Marc-Aurèle cette semaine en participant jeudi dernier à ma quinzième compétition de dynamophilie, le Central Powerlifting Championship 2024 qui se tenait à Belleville en Ontario.
J’y ai battu mon record personnel de poids total levé de 700 kg (1543 lb) que j’avais réalisé il y 6 ans. Ce jeudi, en levant un total de 702,5 kg (1548 lb), je peux dire que cette journée a été un peu plus que juste une simple journée au bureau pour moi.
Un maigre 2,5 kg (5,51) sur plus de 700 kg, me direz-vous? Ce n’est vraiment pas grand-chose en effet. Mais, permettez-moi de vous décrire ce que cela m’a permis de réaliser :
Puisque j’ai levé ces charges en 2024 et que j’aurai 60 ans en juin, cette performance fait maintenant de moi le meilleur leveur en dynamophilie de tous les temps au Canada, toutes catégories de poids confondues chez les Masters 3 (60-69 ans)!
En plus, je l’ai fait en battant le record total canadien qui était de 665,5 kg (1467 lb) détenu par une légende du powerlifting au Canada. J’ai éclipsé son record de 37 kg (81,5 lb)!
J’ai également battu son record canadien au squat qui était de 233,5 kg (514,77) en soulevant une barre de 275 kg (606,27 lb). Ce même lever est un record mondial non officiel qui appartient à un Tchèque et qui est de 269 kg (593 lb), mais je devrai participer à une compétition internationale pour le faire officialiser.
Donc, je peux cocher avec fierté objectifs atteints ! Il ne me reste plus qu’à réaliser un championnat mondial avant le repos du guerrier. Peut-être irais-je y chercher une victoire et d’autres records, mais, cela m’importera peu : les plus grands plaisirs que j’ai vécus dans ces dernières années de compétitions sont venus d’abord de la lutte et des combats. Mes réalisations n’ont été qu’une petite cerise sur le sundae que je savoure quand même pleinement cette fin de semaine.
Même si l’on se retrouve complètement seul et vulnérable aux blessures et à l’échec sur une plate-forme face à la charge, je peux vous affirmer que le powerlifting est un sport d’équipe.
J’aimerais donc remercier Marc-Antoine Gosselin pour son coaching, ses programmations, son knowledge et surtout pour sa passion qui retentit de ses vocaux Messenger.
Un gros merci à Jimmy Willard pour sa job de handler qu’il a fait à la perfection. Sans ses décisions et ses cues, je n’aurais pas réussi à atteindre mes objectifs de la journée.
Merci aussi à David Fortin mon partenaire d’entraînement occasionnel idéal qui me permet un accès à son garage de rêve et à son équipement à la fine pointe. Nos conversations Messenger powerlifting-oriented me sont précieuses.
Merci à Karen Devin ma conjointe, pour son soutien, ses repas hautement protéinés. C’est elle qui doit endurer toutes ses petites habitudes d’un vieux moine souvent monotone, mais nécessaire à ma quête de la performance. Je suis conscient à quel point ce mode de vie ascétique et égoïste n’est pas toujours facile pour elle.
Merci à mes enfants Keven Devin Boudreault, Alexandre Veilleux, William Veilleux et Jacob Veilleux: Mes sources d’inspirations et mes raisons de rester fort. Sans oublié non plus leurs très belles compagnes de vie. Qui sait? peut-être pourront-ils dire à leurs enfants à venir que leur Papi a été le grand-papa le plus fort du Canada!
Merci à mes parents, Germain Veilleux et Renée-Jeanne Cote pour la vie transmise déployant toujours de la force. L’arbre commence à perdre de ses feuilles, la sève se tarit, les branches craquent de partout, mais il entend rester droit.
Et peut-être en terminant, une mention de reconnaissance à mon ancien professeur d’université Pierre Demers qui avait enseigné dans le cadre de son cours de sociologie de l’activité physique à un jeune étudiant faiblard et anxieux qu’il fallait mettre tout en haut de la pyramide de ses valeurs fondamentales, celles qui permettent de contribuer au développement des potentialités de la personne humaine.
Partagez, s’il vous plaît. Si ce que j’ai réalisé cette semaine pouvait amener quelques vieux comme moi à s’investir dans l’entraînement physique pour améliorer leur force physique, leur santé et leur qualité de vie, je serais content. Peut-être que juste la chanson de mon vidéo qui mentionne que pour gagner il faut d’abord faire face à ses peurs peut aider. Qui sait?
« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux ». Albert Camus

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